Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16 Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49

Relais du Bourg d’Iré

Correspondante relais :

Annick Gastineau – 02 41 61 35 43

EGLISE SAINT-SYMPHORIEN

Martyr en 180 après Jésus-Christ, SYMPHORIEN, né autour de l'an 160, à Autun en Bourgogne, est le fils de parents nobles et chrétiens.

Sa destinée bascule le jour où il refuse de se prosterner devant le char de Cybèle, la déesse de la fécondité, et se moque du cortège des païens.

Flagellé, mis en prison, puis condamné à mort, sur le lieu du supplice, il entend sa mère, du haut des remparts, l'exhorter à rester fidèle à sa foi chrétienne. Décapité le 22 août, date de la célébration de sa fête (supprimée en 1969)

A partir du V siècle, SYMPHORIEN devient peu à peu l'objet d'un culte populaire. Sous les Mérovingiens, ce culte paraît s'être étendu de Nantes vers les régions rurales.

Son nom signifie : « Qui porte avec, c'est-à-dire utile, avantageux.»

Dans le clocher en pierre de notre église, une petite cloche datée de 1666 et sur laquelle est gravée «Pro nobis Sancte Symphorien » a longtemps résonné pour appeler au catéchisme et à la prière du soir.

Au gré de l'histoire de la paroisse du Bourg d'Iré

VII- VIII : Lieu de culte.

1130-1135 : Geoffroi, nom du premier prêtre connu, mais la création de la paroisse est antérieure à 1040.

1177 : L'évêque d'Angers, Geoffroi Mouche, ancien secrétaire du roi Henri II Plantagenêt,  rachète l'église à un seigneur laïc.

XIIIe siècle : Pendant 500 ans, la paroisse, qui intègre Noyant, devient le siège du Doyenné de Candé qui s'étend de Pouancé au quartier de la Doutre à Angers. Le Doyen exerce ainsi son autorité sur 60 prêtres et 20 prieurs.

1663 : Le 14 décembre, Hilaire de Laval, marquis de Lezay, époux de Françoise du Puy du Fou, fonde une chapelle en l'église du Bourg d'Iré.

1679 : Le 3 septembre, l'évêque d'Angers, Henri Arnauld – frère du célèbre janséniste de Port Royal – vient consacrer l'église.

1793-1794 : Sous la Révolution, l'église  désaffectée est transformée par les républicains en dépôt de cendre(destinée à la fabrication de poudre noire).  Brûlée et ruinée par les chouans (juillet 1794).

1804-1807 : Reconstruite en partie, avec les pierres de la Chapelle St Jean, sous l'impulsion du curé Paizot.

1849 : Deux bas-côtés sont ajoutés.

1865 : Suppression du cimetière entourant l'église.

1867 : Nouvel agrandissement et restauration. Le Comte de Falloux a refusé que l'église soit démolie et remplacée par un édifice néo-gothique, comme il s'en est beaucoup construit en Haut Anjou, à cette époque.

1981 : Lors de travaux sous l'abside, un sarcophage en pierre coquillière est mis à jour.

Visite  de  l'Eglise

Après avoir découvert le rare clocher en pierre du XI siècle, vous accédez au porche de l'église par quelques marches, à l'inverse des fidèles de jadis qui, lorsque le cimetière ceinturait l'édifice, en descendaient quelques unes.

-1) Dans le narthex : un bénitier gravé aux initiales entrelacées des époux de Falloux : F  pour Alfred de Falloux  et C pour Caradeuc (nom de jeune fille de sa femme, originaire de Bretagne).

-2) Au  bas de l'église :

-3) Sur les bas-côtés :

– Deux médaillons datant de la Grande Guerre, l'un de Ste Geneviève, patronne de Paris, l'autre de Ste Clotilde, épouse de Clovis, expriment la volonté de résistance et de victoire.

– Deux vitraux représentent St Lézin, patron des ardoisiers, et St Isidore, patron des laboureurs (1948).

-4) Dans le transept Nord :

– Autel de la Vierge

– Vitrail commémorant la proclamation  du dogme

de l'Immaculée Conception, par le pape Pie IX (1854),  avec l'écu de Mme de La Roche Foucauld, donatrice.

– Plaque de la bienheureuse Anne Hamard, fusillée en 1794 et béatifiée par le pape Jean-Paul II (1984).

-5) Dans le transept Sud :

-Tabernacle en bois précieux, datant du XVII, sur le lieu des anciennes Chapelles saint Sébastien, puis Saint Louis (au XIXe siècle).

– Un vitrail représente le roi St Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes.

-6) L'autel :

Le 27 avril 1851, le Conseil de Fabrique, présidé par M. d'Armaillé, décide de rapprocher l'autel de la nef et « pour qu'il soit plus en vue des deux chapelles». Il décide également d'acquérir un nouvel autel en marbre qui comporte un bas-relief, exécuté à Carrare, illustrant la parole du Christ :

                        «Je suis la vigne, vous êtes les  sarments.»

-7) Dans le chœur :

– Statues de St Symphorien, patron de la paroisse, et de St Sébastien

– Vitrail consacré au Sacré-Cœur.

– Un vitrail commémore les morts de la Grande Guerre.

– Statues de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus (1930) et du Curé d'Ars (1931) .

– Dans la Chapelle St Joseph :

statue de St Antoine,

statue de St Louis offerte par les parents du Comte de Falloux,

vitrail militant contre la Séparation de l'Eglise et de l'Etat offert par la paroisse en 1906,

plaque funéraire du curé Paizot, célèbre, sous la Révolution, par sa résistance au régime républicain et dernier défunt enterré dans l'église (déc.1816)

plaque souvenir récapitulant tous les curés du Bourg d'Iré.

-8)  L'abside : ornée des peintures symboliques de Michel Péan sous le pastorat du curé Gélineau (1926). (voir ci-contre)

    A remarquer :    « Dieu le Père, créateur et maître de la terre et des eaux, déployant au firmament l'arc-en-ciel de la Nouvelle Alliance avec son peuple. »

    « Jean le précurseur et la Vierge Marie toute puissance suppliante. »

Les Quatre évangélistes et leur symbole :

un homme ailé (Matthieu), un lion ailé (Marc),

un taureau ailé (Luc), un aigle (Jean)  autour du trône de Dieu le Père (cf. l'Apocalypse de Jean)

le Fils (en croix), le St Esprit sous la forme d'une colombe irradiant ses 7 dons.

L'Eucharistie, sous la forme d'épis de blé et de ceps de vigne.

Par l’association Passé-Présent du Bourg d’Iré

CHAPELLE DU BURON

WWL

Située au lieu-dit le Buron, cette petite chapelle fut construite en 1724. Au-dessus de la porte d’entrée on lit sur une plaque de schiste : « Si le nom de Marie en ton coeur est gravé, en passant ne t’oublie de lui dire un Avé ».

Source : http://www.patrimoine-de-france.org/

CHAPELLE DE LA DOUVE

Située au lieu-dit la Douve, cette chapelle du XIXème siècle est aujourd’hui propriété de la commune qui l’a restaurée en partenariat avec “la Fondation du Patrimoine” et l’Association “Valorisation du Patrimoine et Qualité de vie au Bourg d’Iré”. La restauration a été possible grace au lancement d’une souscription qui a fait appel au mécenat de particuliers et d’entreprises  .

La couverture est un toit à longs pans avec flèche polygonale(restaurée en ardoises d’Anjou, feuilles de chêne découpées dans le zinc et cloutées de cuivre)

La chapelle a été construite en 1835 par la famille d’Armaillé pour remercier la Vierge du “Bon écot” de la guérison de leur fils “Henri”.Une statue de la Vierge avait , en effet , été placée dans le creux d’un chêne(un écot), par une veuve des environs qui avait l’habitude de se réfugier là pour échapper aux patrouilles pendant la révolution de 1789.

Source : http://www.patrimoine-de-france.org/

 

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