Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49 / Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16

La joie d’être prêtre

10 avril 2018

Père Roger Piffard UNE VOCATION DE PRETRE PARMI D’AUTRES A l’approche du dimanche des Vocations (22 avril) on m’a demandé de parler de ma Vocation de prêtre. Je le fais volontiers, d’autant que je n’ai pas de grands secrets à dévoiler. Lorsqu’on me demande comment est née ma Vocation, je réponds habituellement que son origine « se perd dans la nuit des temps ». Je veux dire par là qu’il n’y a pas eu un évènement défini, à partir duquel j’ai désiré être prêtre Alors que d’autres Vocations naissent sur le tard, ou à la suite de circonstances particulières ou exceptionnelles. Autrement dit, aussi loin que je remonte dans ma vie, je ne me souviens pas avoir eu d’autre projet d’avenir que celui-là. Ma Vocation, je crois que je la dois d’abord à ma famille : l’influence, l’éducation, la prière de mes parents. La Vocation, comme on dit, « ne naît-elle pas dans le coeur des mères » ? Et cela, sans que j’aie jamais eu le sentiment d’être forcé, de ressentir une pression sur moi. Non, cela s’est passé naturellement … et bien sûr, surnaturellement. Finalement, en regardant en arrière, je ne regrette pas le chemin que j’ai pris, même si tout n’a pas été facile, ni parfait. Une orientation jamais fondamentalement remise en cause ! Abbé Roger Piffard

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La joie d'être prêtre

4 avril 2018

Une nouvelle série débute : la joie d’être prêtre En vue du 4ème dimanche de Pâques, dimanche du Bon Pasteur, voici trois témoignages de prêtres, durant les trois prochaines semaines … Dans ma vocation, il y a une grande part de mystère, bien sûr, puisque Dieu est dans l’affaire, mais il y a une chose dont je suis sûr : c’est l’attirance pour l’Eucharistie (comme une fleur de tournesol tournée vers le soleil) qui est à l’origine de ma vocation ; ce désir date de mon enfance, et ne m’a jamais quitté ; célébrer la messe est un acte extraordinairement beau, dont je sens la très grande importance, et je ne m’habitue pas à la richesse d’un tel mystère. Quel contraste entre la pauvreté du bonhomme et la sublimité de l’acte ! Et puis j’ai découvert en devenant prêtre un autre très beau pilier de ma vie : le sacrement du pardon. A vrai dire, c’est ce sacrement qui m’avait converti, en tant que baptisé, déjà … et que j’utilise régulièrement pour continuer ma conversion ! Pas un instant, quand je confesse, je ne juge la personne qui se confesse … pas un instant je ne la culpabilise, au contraire, je suis souvent en train de lui trouver des excuses, car je sais que le risque d’être trop dur avec soi-même est plus dangereux que le risque d’être complaisant (alors que les deux sont mauvais, bien sûr). J’ai appris, avec le « métier », à respecter la relation particulière et intime...

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Piliers du Carême

20 mars 2018

Le trésor du jeûne Dans l’Evangile du mercredi des Cendres, Jésus nous a donné trois axes pour nous préparer comme il faut à la grande joie de Pâques : la prière, le partage et le jeûne, pour que soit plus belle et plus juste notre relation avec Dieu (la prière), notre relation avec les autres (le partage), notre relation avec nous-mêmes (le jeûne), cette semaine, réjouissons-nous du grand trésor du jeûne … Qu’est-ce que le jeûne ? Au départ, c’est simplement la privation substantielle de nourriture (ce qui ne veut pas dire absence totale de nourriture, si cela s’avérait impossible !) ; et puis, assez souvent dans l’Ecriture, il est question de l’esprit du jeûne, car ceux à qui les prophètes s’adressent pratiquaient strictement tous les jeûnes prescrits, mais dans un esprit pas toujours juste … Aujourd’hui, la question se pose différemment : nous avons tendance à beaucoup parler de l’esprit du jeûne … sans jeûner ! Ah ! si nous pouvions retrouver un équilibre … Bien entendu, on peut élargir la notion de jeûne (pourvu qu’on n’oublie pas le jeûne de nourriture), comme cette fameuse année où le pape Jean-Paul II préconisait un jeûne de télévision ! Chacun de nous trouvera facilement quel est le jeûne dont il a besoin, pour être plus forts dans le combat spirituel. Et l’abstinence ? Elle est la privation de viande, le vendredi, simplement pour que nous pensions tous ensemble ce jour-là à la Passion de Jésus : elle n’est pas une pénitence personnelle...

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LES PILIERS DU CARÊME : Le trésor de la prière

8 mars 2018

Dans l’Evangile du mercredi des Cendres, Jésus nous a donné trois axes pour nous préparer comme il faut à la grande joie de Pâques : la prière, le partage et le jeûne, pour que soit plus belle et plus juste notre relation avec Dieu (la prière), notre relation avec les autres (le partage), notre relation avec nous-mêmes (le jeûne), cette semaine, réjouissons-nous du grand trésor de la prière … Voici quelques citations du compendium (résumé) du Catéchisme de l’Eglise Catholique 534. La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande faite à Dieu des biens conformes à sa volonté. Elle est toujours un don de Dieu qui vient à la rencontre de l’homme. La prière chrétienne est une relation personnelle et vivante des fils de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ, avec le Saint-Esprit qui habite en leur coeur. 542. L’Évangile montre souvent Jésus en prière. Nous le voyons retiré dans la solitude, même la nuit. Il prie avant les moments décisifs de sa mission ou de celle des Apôtres. De fait, toute sa vie est prière, parce qu’il est en constante communion d’amour avec son Père. 544. Jésus nous enseigne à prier non seulement avec la prière du Notre Père, mais aussi quand il est en prière. De cette manière, en plus du contenu de la prière, il nous enseigne les dispositions requises pour une prière vraie : la pureté du coeur qui cherche le Royaume et qui pardonne à ses ennemis, la...

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les Fondamentaux de la foi : le sacrement de la réconciliation

27 février 2018

Ce sacrement est l’un des deux « sacrements de guérison » : il est si riche qu’il a au moins cinq noms ! Choisissez celui qui vous parle le plus, enrichissez-vous des quatre autres noms et goûtez la joie d’être pardonnés, sans jugement ni condamnation, mais avec la tendresse divine ! Laissons le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous rappeler l’essentiel … 1423 Il est appelé sacrement de conversion puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion (cf. Mc 1, 15), la démarche de revenir au Père (cf. Lc 15, 18) dont on s’est éloigné par le péché. Il est appelé sacrement de Pénitence puisqu’il consacre une démarche personnelle et ecclésiale de conversion, de repentir et de satisfaction du chrétien pécheur. 1424 Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une " confession ", reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l’homme pécheur. Il est appelé sacrement du pardon puisque par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent " le pardon et la paix " ( formule de l’absolution). Il est appelé sacrement de Réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie : " Laissez-vous réconcilier avec Dieu " (2 Co 5, 20). Celui qui vit de l’amour miséricordieux de Dieu est prêt à répondre à l’appel du Seigneur : " Va d’abord te réconcilier avec ton frère...

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les Fondamentaux de la foi

20 février 2018

l'Onction des malades Ce sacrement est l’un des deux « sacrements de guérison » : au fond, l’Eglise ne fait que continuer, bien humblement, l’oeuvre du Christ pour les malades ; un théologien a dit : « l’Eglise, c’est le Christ Continué ». Laissons le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous rappeler l’essentiel … 1503 La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d’infirmes de toute sorte (cf. Mt 4, 24) sont un signe éclatant de ce " que Dieu a visité son peuple " (Lc 7, 16) et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n’a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés (cf. Mc 2, 5-12) : il est venu guérir l’homme tout entier, âme et corps ; il est le médecin dont les malades ont besoin (cf. Mc 2, 17). Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux : " J’ai été malade et vous m’avez visité " (Mt 25, 36). Son amour de prédilection pour les malades n’a cessé, tout au long des siècles, d’éveiller l’attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l’origine des efforts inlassables pour les soulager. 1532 La grâce spéciale du Sacrement de l’Onction des malades a comme effets : – l’union du malade à la Passion du Christ, pour son bien et pour celui de toute l’Église ; – le réconfort, la paix et le courage...

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