Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16 Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49

Les trois manifestations.

2 janvier 2020

Le soir de l'Épiphanie, au moment de la prière des vêpres, célébrée par le pape, les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et les religieuses du monde entier, nous allons voir le texte suivant qui est très curieux comme vous le voyez :Nous célébrons trois mystères en ce jour: aujourd’hui l’étoile a conduit les mages vers la crèche; aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana; aujourd’hui le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain pour nous sauver, alléluia.En effet, le mot épiphanie signifie manifestation: la fête de l'Épiphanie ne désigne donc pas seulement la visite des Mages à la crèche, mais en réalité les trois principales manifestations de la divinité de Jésus (et donc son baptême et Cana) afin que, le connaissant et l'aimant, nous puissions accéder au Salut et à la vie éternelle !Ceci signifie au moins deux choses : la première est que Dieu se manifeste à nous (ou se révèle à nous, c'est la même chose) et que d'une certaine manière, nous qui sommes déjà chrétiens, nous devons laisser Dieu se manifester, en brillant lui-même de sa propre lumière, sans que nous ayons en quelque sorte un effort particulier à faire, si ce n'est l'effort du silence, de l'écoute et de l'attention à sa Parole ; cela signifie aussi, bien sûr, que lorsque nous sommes en contact avec ceux qui ne fréquentent pas habituellement ou pas du tout Dieu, nous devons faire en sorte que se produise une épiphanie, c'est-à-dire une manifestation...

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Mettre Jésus au monde

27 décembre 2019

Cette magnifique expression qui désigne la naissance d'un enfant, quand on dit que sa maman "le met au monde", s'applique évidemment à toutes les mamans, mais tout particulièrement à la mère de Jésus, elle qui veille spécialement sur le temps de Noël. On pourrait dire que Marie a mis Jésus au monde de deux manières : physiquement, bien sûr, après neuf mois de grossesse, mais aussi spirituellement en ce sens que si Jésus est entré dans le monde, c'est grâce à celle qui l'a mis au monde, présenté au monde, offert au monde comme un cadeau extraordinaire ... cependant, à vrai dire, cette charge et cette grâce de mettre au monde. Jésus n'est pas réservé à la Sainte Vierge ou encore à l'Esprit Saint qui a conçu en elle le petit embryon qui est devenu Jésus, mais elle est une charge, une grâce qui incombe à chacun de nous ! Nous devons en quelque sorte "mettre Jésus au monde" en le proposant à tous ceux que nous rencontrons (c'est qu'on appelle la mission, finalement, en tant qu'événement ou en tant que positionnement général), avec la même simplicité, la même intensité, la même beauté, la même pureté que la Très Sainte Vierge Marie ! Impossible ? Sans la grâce, certainement ! C'est bien au delà de nos capacités personnelles... voilà pourquoi la paroisse existe, communauté de pauvres qui mettent en commun leurs charismes propres et c'est donc finalement ensemble que nous mettons au monde Jésus ! Abbé Emmanuel d’Andigné, curé de la...

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Après les WEMPS

18 décembre 2019

Tout d’abord, rappelons ce que signifie WEMPS: Week-end (1) Mission (2) Prière (3) Service (4); ces week-ends sont nés le plus simplement du monde, l’idée de deux jeunes filles qui faisaient un an de service dans une paroisse et qui ont appelé des amis à chanter et à rencontrer les paroissiens.Ne croyez-vous pas que nous pourrions faire des WEMPS locaux? Les quatre ingrédients sont à notre portée! Il faudra toujours faire venir des personnes extérieures, c’est indéniablement un «plus», et une nécessité missionnaire, énoncée par Jésus dans le fameux «nul n’est prophète en son pays». Il y a ici des belles richesses pastorales, les WEMPS ne sont venus que pour les mettre au jour. Enfin, et surtout, demandons-nous comment il a pu être possible d’accueillir ces jeunes chez nous: tout simplement parce qu’au cours du Congrès mission de 2017, j’ai écouté Isabelle (l’une des fondatrices) participer à une table ronde à Saint Germain des Prés et que je suis entré en contact avec elle pour proposer une mission ici. Cela signifie que les congrès –comme celui de Giel le 28 mars prochain-ou le Congrès mission –dernier week-end de septembre 2020-sont utiles et produisent de bons fruits, je vous invite à y participer, afin de générer d’autres bonnes choses, diverses et variées, pour notre paroisse. Abbé Emmanuel d’Andigné, curé de la paroisse

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La fausse et la vraie joie

11 décembre 2019

Saint Ignace de Loyola, qui un jour fut cloué au lit par une blessure de guerre, fut bien obligé, malgré son tempérament, de «tuer le temps» en lisant de nombreux livres ... Il s’aperçut à cette occasion que les romans de chevalerie lui procuraient une joie immédiate, une espèce de jouissance rapide, mais qui finalement, très peu de temps après, le laissait triste, assez profondément. Dans la même période, il lui arrivait de lire la vie des saints, qui lui procurait joie, aussi, mais il constata assez rapidement que la joie de ces livres-là durait, d’une manière suave et forte: il découvrait alors ce qu’il a appelé la «diversité des esprits». Cette expression–diversité des esprits-signifie que nous sommes «traversés» par deux «courants» possible, l’esprit du démon et l’Esprit de Dieu: le premier provoque immédiatement certains plaisirs, même intérieurs, il exalte la puissance, le pouvoir et l’orgueil, il «excite», il est plutôt du côté du bruit et de l’affirmation de soi; le second, l’Esprit de Dieu, provoque quelque chose qui relève surtout de la paix, et dont la joie durable «rejoint» d’autres bonnes choses en nous («amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi» dit par exemple Saint Paul aux Galates, chapitre 5), car il provoque en fait l’unité intérieure, et le désir de l’unité avec les autres. Le troisième dimanche de Carême (du «Gaudete», «réjouissez-vous») est le dimanche de la vraie joie!      Abbé Emmanuel d’Andigné, curé de la paroisse

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Le scotch double-face

4 décembre 2019

La Foi, l'Espérance et la Charité peuvent être comparés à beaucoup de choses beaucoup plus nobles certainement, mais le scotch double-face présente quelques avantages !Prenons l'exemple de la Foi : au jour de notre baptême, nous recevons ce don, cette grâce, de pouvoir croire en Dieu alors qu'on ne le voit pas ; or il se trouve que notre intelligence, qui est en quelque sorte l'écrin sur lequel repose le diamant de la Foi, est habituée à analyser à partir des informations que lui donnent les cinq sens ... mais étant donné que nous ne voyons pas, que nous ne sentons pas, que nous ne touchons pas, que nous ne goûtons pas et nous n'entendons pas Dieu, alors l'intelligence reçoit le jour du baptême la première "face" du "scotch" de la Foi, et comme dans le scotch double-face, une fois qu'on l'a collé sur l'un des côtés, il faut décoller l'opercule qui permet l'adhésion à la couche supérieure ... alors notre intelligence peut "adhérer" à Dieu, dire des choses qui sont vraies sur lui, bien qu'une "épaisseur" la sépare encore un peu de Dieu, une certaine incertitude que l'on appelle la nuit de la foi !Nous sommes certains que Dieu est là et la Foi nous renseigne avec précision sur lui, mais notre intelligence ne peut pas encore voir Dieu comme elle peut "voir" le reste... ça, ce sera pour le Ciel !Jésus a joué ce rôle de "double-face", lui qui est vraiment homme et vraiment Dieu, lui qui adhère complètement...

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Les trois outils

27 novembre 2019

Sans aucunement mépriser les questions d’argent (car l’argent est le résultat du travail et respecter l’argent, c’est en fait respecter le travail et celui qui le réalise), il faut bien dire tout de même que le grand trésor que nous avons tous est Dieu lui-même, c’est notre grande richesse, à tous. Nous sommes riches de ce que nous donnons, car à quoi sert l’Église, sinon à donner Dieu. Cependant, ce trésor est enfoui très profondément dans ce que la Bible appelle le «cœur», c’est –à-dire le lieu le plus profond en nous, là où nous avons très difficilement accès: on appelle ce lieu aussi la conscience, ce «sanctuaire de l'homme, le lieu où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre », comme dit le Concile Vatican II, GS 16). Voilà pourquoi il nous faut trois outils pour rejoindre Dieu lui-même, pour le toucher, pour l’atteindre: ces trois outils sont la Foi, l’Espérance et la Charité.On appelle ces trois outils des vertus théologales, ce qui est une façon compliquée de dire quelque chose de très simple: «vertu» signifie «force» et «théologal» signifie «qui nous met en relation avec Dieu». La Foi est un don de Dieu, l’Espérance aussi et combien également la Charité! Trois forces que Dieu nous donne. Les catéchèses de l’Avent vont nous permettre de préciser tout ça, à la fin des messes du 1er, du 8 et du 22 décembre ...       Abbé E. d’Andigné curé de la paroisse

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