Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49 / Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16

L’écroulement du mal

30 avril 2020

Comme on le voit très clairement dans le livre de l'Apocalypse, il y a, en ce qui concerne le mal, deux phénomènes qui sont liés l'un à l'autre : le premier est tout d'abord un certain Triomphe, une puissance d'écrasement et même une certaine séduction ... qui fait que le monde entier, le monde dans sa globalité "se prosterne devant la Bête", pour prendre l'image de saint Jean ; mais ce même livre décrit la destinée du mal, qui est son écroulement sur lui-même, tôt ou tard, puisque seul le bien construit. Il a fallu exactement 17 secondes au Premier ministre pour écarter les croyants de toutes les religions de leur légitime culte entre le 11 mai et le 2 juin ! Nos évêques avaient proposé des plans extrêmement rigoureux pour une reprise progressive du culte en conservant un grand souci de sécurité sanitaire, car les prêtres ne sont pas des clowns et les églises ne sont pas des cirques ; nous sommes des professionnels, au même titre que les gérants de magasins, qui sont ouverts depuis longtemps déjà ... et pourtant avec toute l'arrogance de la puissance politique, notre gouvernement traite nos évêques (et les représentants des autres religions) comme des enfants irresponsables, à qui il faut expliquer comment résoudre une crise sanitaire. Cependant, cette injustice, comme toutes les formes du mal, contient en elle-même le principe de sa destruction : nous n'aurons pas besoin d'avoir une part active dans l'écroulement d'un tel pouvoir, il suffit d'attendre qu'il s'écroule de...

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La petite fille Espérance

24 avril 2020

Un écrivain français du 20e siècle, Charles Péguy, a écrit de merveilleuses pages sur les trois vertus théologales, la Foi, l'Espérance et la Charité, que nous avons reçues au baptême : son point de vue n’est évidemment pas théologique ou catéchétique, il s'agit de littérature, mais d'une littérature profondément chrétienne ! Il compare la Foi et la Charité à deux grandes personnes, fortes, puissantes, et il est vrai que la Foi en Dieu et l'amour du prochain paraissent même à ceux qui ne sont pas chrétiens des réalités robustes et convaincantes … tout se passe comme si l'Espérance était quant à elle plus petite, plus faible, parce que entourée de nombreuses preuves qu'il n'y a plus rien à espérer ; pourtant Péguy a bien montré que l'Espérance est aussi puissante qu'elle est fragile, la puissance d'une petite fille qui fait ce qu'elle veut de son père ou de sa mère … Notre espérance de la Résurrection donne l'impression d'être toute petite, à cause de la somme de souffrances et de mort qui nous entoure, avec ce sentiment de la défaite de Dieu et de l'impuissance de l'Eglise à faire réellement bouger les choses et transformer le monde. Cependant, force est de reconnaître que de nombreux régimes se sont écroulés, de nombreuses entreprises humaines se sont arrêtées, mais que la « petite fille Espérance », depuis 2000 ans, avec ses deux grandes sœurs de la Foi et de la Charité, toutes trois porteuses de l’Eglise et portées par elle, continue son chemin,...

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Continuer de faire vivre l’Eglise

18 avril 2020

L'arrestation de Jésus et sa mise à mort sur la croix avaient disloqué la communauté des apôtres, encore bien fragile. Seul était resté Jean au pied de la croix avec Marie. Et voilà que la résurrection leur a redonné l'espérance et les a amené à retrouver à nouveau grâce aux rencontres avec Jésus le ressuscité. C'était l'Eglise qui était en train de naître, fondée sur la mort et la résurrection de Jésus, ce qui constitue désormais le cœur de la foi pour les apôtres et les futurs chrétiens, disciples du Christ. Et la mission des apôtres, animés par l'Esprit-Saint donné par le Christ sera de faire vivre cette communauté nouvelle de l'Eglise par le pardon des péchés, l'accueil de la Parole de Dieu, la prière, l'Eucharistie et le partage selon les besoins de chacun. Cette communauté nouvelle de l'Eglise, répandue à travers le monde, vient d'être secouée par l'épidémie du coronavirus qui a empêché que nous puissions célébrer la messe, les sépultures et la Semaines Sainte dans des conditions normales. Sans doute nous faudra-t-il, après le confinement, partir de la manière dont la foi a été vécue dans les familles et les paroisses pour donner un nouveau souffle à notre vie de baptisés. Car l'important, c'est bien que quelque soient les évènements, les chrétiens continuent de nourrir leur foi par la Parole de Dieu, de prier et de célébrer le Christ ressuscité dans l'Eucharistie et les sacrements. Chacun, à notre place, et tous ensemble, nous sommes appelés à témoigner dans le...

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Jésus est ressuscité pendant la nuit

7 avril 2020

Depuis quelques dizaines d'années maintenant dans l'Eglise, la vigile pascale se déroule normalement le soir et même si possible la nuit … mais dans tous les cas, lorsque l'assemblée se disperse, il fait nuit et on a déjà fêté la résurrection de Jésus.  Jésus est ressuscité en pleine nuit, car nous savons par les évangiles que les femmes venues embaumer son corps sont venues au soleil levant et que le phénomène s'était déjà produit depuis un moment … ceci veut dire que non seulement la résurrection elle même n'a pas eu de témoin, mais encore que, au moment où elle s'est produite, tout le monde croyait que l'histoire était définitivement terminée et qu'il n'y avait pas d'issue à la prédication et au mouvement initiés par Jésus. Ce qui est valable pour le cœur de notre foi l’est aussi pour l'ensemble de notre vie : au moment où il nous semble qu'il n'y ait pas d'issue, Dieu est déjà en train de préparer depuis longtemps des résurrections qui ne sont rien d'autre que des échos de la grande et belle Résurrection de Jésus … Soyons donc pleins de foi dans la résurrection du Christ, espérons notre propre résurrection, et ne disons jamais qu'une situation n'a pas d'issue ! Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité P. Emmanuel d'Andigné

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Hosanna

31 mars 2020

Comme l’enseigne benoît XVI dans son fameux livre Jésus de Nazareth (tome 2), le mot « hosanna », si caractéristique de la fête des rameaux, signifiait à l’origine « De grâce, aide-moi ! » : on l’utilisait le jour de la fête des tentes (la Pentecôte !), au moyen d’un rite, les prêtres tournant sept fois autour de l’autel de l’encens pour supplier Dieu de faire grâce à son peuple. Et puis, progressivement, ce mot a été utilisé de façon plus « joyeuse », car on était sûrs que Dieu aiderait, et ferait grâce, effectivement (d’autant plus qu’on « faisait la fête » à l’occasion de la fête !) : « hosanna », dès lors, est presque devenu synonyme de « alleluia ». A l’époque de Jésus, enfin, on disait que ce mot serait le signal de la venue du Messie, qu’il fallait crier ainsi quand le Messie viendrait. Nous voyons tous très bien, aujourd’hui, que ces trois significations conviennent en même temps : nous supplions Dieu de nous venir en aide, nous sommes sûrs qu’il le fera, d’une façon ou d’une autre, et tout ceci nous viendra par Jésus, lui qui a marché sur notre terre, lui qui a connu les pleurs et la peur, lui qui a souffert et qui est mort, lui qui est ressuscité pour nous introduire dans la vie éternelle … Hosanna ! Abbé Emmanuel d’Andigné, curé de la paroisse

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CCFD-Terre Solidaire

24 mars 2020

Comme ce temps de Carême nous y invite, l'urgence est à la conversion [...]. Chrétiens, mettant nos pas dans ceux du Christ, nous avons à vivre un chemin de conversion qui soit tout à la fois "intégral, pastoral, culturel, écologique et synodale" (cf. document final du Synode de l'Amazonie, 26 octobre 2019). A cette fin, l’Église nous invite donc, à nous engager dans une transition écologique et sociale pour la maison commune, création de Dieu. A nous d’avoir le courage de changer nos modes de vie et notre mode de développement pour la préserver du dérèglement climatique, de l'accaparement des terres, des conflits armés, de la spéculation sur les matières premières ou encore de la disparition préoccupante de la biodiversité, principales causes de la faim. C'est ce que fait depuis 1961 le CCFD-Terre Solidaire, service de L’Église de France, en soutenant des acteurs locaux de solidarité au travers de 681 projets dans 69 pays en Afrique, en Amérique latine, en Asie et en Europe de l'Est. Et c'est dans cet esprit qu'il mène, le 5ème dimanche de Carême, une campagne de collecte au nom de la solidarité internationale auprès des paroisses de France. Sylvie BUKHARI-DE-PONTUAL, Présidente du CCFD-Terre Solidaire

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