Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49 / Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16

C’est l’Esprit de Jésus

9 septembre 2020

Il y a un fait étonnant dans la vie de Jésus, concernant la place de l'Esprit Saint : en effet, il semblerait que le jour de son baptême, il ait reçu l'Esprit Saint, alors qu'en réalité il l'avait évidemment toujours avec lui, et même "en lui" pourrait-on dire, puisque l'unique Dieu est Père Fils et Saint-Esprit et que l'on ne peut absolument pas séparer les personnes de la Sainte-Trinité les unes des autres ... comment se fait-il alors que Jésus ait pu "recevoir l'Esprit" comme c'est le cas évidemment chez nous le jour de notre baptême, lors de notre confirmation, et à chaque fois qu'il y a un sacrement ? Car aucun Sacrement ne peut "opérer" sans la descente du Saint-Esprit ... Pour faire court, on pourrait dire que Jésus a reçu le Saint-Esprit "en son humanité", c'est-à-dire dans son corps et dans son esprit humains ; mais ceci n'est que de la théologie : ce qui est vraiment utile au quotidien, aujourd'hui et maintenant et parce que nous allons commencer un parcours de préparation à l'effusion de l'Esprit Saint, c'est de dire que en venant dans le corps humain et dans l'esprit humain de Jésus, le Saint-Esprit s'est "habitué" à la forme d'un corps et à la forme d'un esprit humains, pour que nous puissions nous aussi recevoir le Saint-Esprit avec la "bonne forme", de façon à l'adapter à notre humanité ; voilà pourquoi le Saint-Esprit ne modifie pas celui qui le reçoit, mais il le transforme en lui communiquant...

Lire la suite

Le mystère de l’eau et des fleurs

3 septembre 2020

Il existe dans la nature un phénomène auquel nous sommes tellement habitués qu'il nous semble banal et pourtant il faut bien reconnaître qu’il a quelque chose de curieux : en effet, lorsqu'il pleut, c'est la même eau qui tombe sur la tulipe, la rose et la marguerite, mais c'est aussi la seule et même eau qui aide la tulipe à être davantage elle-même, la rose davantage elle-même, et la marguerite davantage elle-même ! Il s'agit d'un phénomène dont la source est unique, qui vient du même endroit -le nuage- mais qui ne transforme pas tout en une réalité uniforme, sous prétexte que ce serait le même cocktail d'hydrogène et d'oxygène qui tombe sur toutes les plantes en même temps… De la même façon, nous qui allons nous lancer dans un parcours de préparation à l’effusion de l'Esprit Saint, il n'y aura qu'un seul Esprit, un seul Dieu, une seule origine de ce phénomène de la descente de l'Esprit Saint sur notre paroisse et sur chacun de nous. Pour autant, cela ne va créer aucune uniformité ! La même effusion de l'Esprit aura sans doute d'heureuses conséquences très différentes d'une personne à l'autre. Notre paroisse, comme l'ensemble de l'Église, a besoin d'unité, et celle-ci se réalisera en raison de l’unique source qu’est Dieu : cependant, elle n'a certainement pas besoin d'uniformité, nous pouvons donc sans aucune peur nous lancer dans ce parcours ; il a pour but d’épanouir en chacun de nous la grâce qui nous convient et qui ne permettra de...

Lire la suite

Evangelii Gaudium, du Pape François, n°14 et 15

29 août 2020

L’évangélisation est essentiellement liée à la proclamation de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ ou l’ont toujours refusé. Beaucoup d’entre eux cherchent Dieu secrètement, poussés par la nostalgie de son visage, même dans les pays d’ancienne tradition chrétienne. Tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais « par attraction ». 15. Jean-Paul II nous a invité à reconnaître qu’il « est nécessaire de rester tendus vers l’annonce » à ceux qui sont éloignés du Christ, « car telle est la tâche première de l’Église ». L’activité missionnaire « représente, aujourd’hui encore, le plus grand des défis pour l’Église » et « la cause missionnaire doit avoir la première place ». Que se passerait-il si nous prenions réellement au sérieux ces paroles ? Nous reconnaîtrions simplement que l’action missionnaire est le paradigme de toute tâche de l’Église.

Lire la suite

Evangelii Gaudium, du Pape François, n°8 et 9

19 août 2020

C’est seulement grâce à la rencontre – ou nouvelle rencontre – avec l’amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié, que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’auto-référence. Nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai. Là se trouve la source de l’action évangélisatrice. Parce que, si quelqu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ? Le bien tend toujours à se communiquer. Chaque expérience authentique de vérité et de beauté cherche par elle-même son expansion, et chaque personne qui vit une profonde libération acquiert une plus grande sensibilité devant les besoins des autres. Lorsqu’on  le communique, le bien s’enracine et se développe. C’est pourquoi, celui qui désire vivre avec dignité et plénitude n’a pas d’autre voie que de reconnaître l’autre et chercher son bien. Certaines expressions de saint Paul ne devraient pas alors nous étonner : « L’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14) ; « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16).

Lire la suite

Homélie du Pape François 15 août 2013

15 août 2020

L’Apôtre Paul, écrivant aux Corinthiens, insiste sur le fait qu’être chrétien signifie croire que le Christ est vraiment ressuscité des morts. Toute notre foi se base sur cette vérité fondamentale qui n’est pas une idée mais un évènement. De même, le mystère de l’Assomption de Marie corps et âme est tout entier inscrit dans la Résurrection du Christ. L’humanité de la Mère a été « attirée » par le Fils dans son passage à travers la mort. Jésus est entré une foi pour toutes dans la vie éternelle avec toute son humanité, celle qu’il avait prise de Marie ; ainsi, Elle, la Mère, qui l’a suivi fidèlement toute sa vie, qui l’a suivi avec son cœur, est entrée avec Lui dans la vie éternelle, que nous appelons aussi le ciel, le Paradis, la Maison du Père. Marie a connu aussi le martyre de la croix : Le martyre de son cœur, le martyre de son âme. Elle a tant souffert dans son cœur, pendant que Jésus souffrait sur la croix. la Passion du Fils, elle l’a vécue jusqu’au fond de son âme. Elle a été pleinement unie à Lui dans la mort, et à cause de cela, le don de la résurrection lui a été fait. Le Christ est le premier des ressuscités, et Marie est la première des rachetés, la première de « ceux qui appartiennent au Christ ». Elle est notre Mère, mais nous pouvons dire aussi qu’elle est notre représentante, elle est notre sœur, notre grande sœur, elle...

Lire la suite

Evangelii Gaudium, du Pape François, n°6 et 7

5 août 2020

6. Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. Cependant, je reconnais que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dure. Elle s’adapte et se transforme, et elle demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout. Je comprends les personnes qui deviennent tristes à cause des graves difficultés qu’elles doivent supporter, cependant peu à peu, il faut permettre à la joie de la foi de commencer à s’éveiller, comme une confiance secrète mais ferme, même au milieu des pires soucis : « Mon âme est exclue de la paix, j’ai oublié le bonheur ! […] Voici ce qu’à mon cœur je rappellerai pour reprendre espoir : les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ; elles se renouvellent chaque matin, grande est sa fidélité ! […] Il est bon d’attendre en silence le salut du Seigneur » (Lm 3, 17.21-23.26). 7. La tentation apparaît fréquemment sous forme d’excuses et de récriminations, comme s’il devrait y avoir d’innombrables conditions pour que la joie soit possible. Ceci arrive parce que « la société technique a pu multiplier les occasions de plaisir, mais elle a bien du mal à secréter la joie Je peux dire que les joies les plus belles et les plus spontanées que j’ai vues au cours de ma vie sont...

Lire la suite