Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16 Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49

Un temps pour tout,….et pour tous

23 mai 2020

Les temps s’enchainent et se succèdent. Après le temps du confinement, le temps du déconfinement. Et pendant ce temps, nous les chrétiens, nous avons vécu les temps liturgiques : le temps ordinaire, le temps de carême, le temps pascal, le temps de l’ascension pour nous diriger vers le temps de pentecôte. Le temps suit son cours. Certains ont trouvé le temps long pendant que d’autres ont manqué de temps pour se consacrer à leurs tâches. Les temps de rencontres ont du être annulés : pèlerinages, fêtes de familles, anniversaires, rencontres sportives, associatives, ludiques. Le beau temps était pourtant souvent au rendez-vous mais ces temps ne nous étaient pas permis, ni offerts. Les temps de sacrements ont du être reportés : Eucharistie, Baptêmes, Mariages, Ordinations. Et puis, d’autres temps nous ont marqué car ils se sont imposés : le temps des adieux ou des au-revoir. Plus que jamais, le temps nous a parfois surpris, ne nous laissant pas le temps de saluer celle ou celui qui nous était cher, pas le temps de témoigner à la famille notre soutien et notre affection, pendant que les proches et la famille vivaient un temps douloureux, un temps de solitude et de souffrance… Oui, car un temps où l’on a tant besoin de soutien qui se traduit par une église vide : c’est un temps de souffrance. Curieux temps que nous avons vécus là. Dans son Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, le pape François nous dit « Le Seigneur lui-même en sa vie terrestre a fait...

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APRES- CONFINEMENT

14 mai 2020

Après-confinement : qu’est-ce à dire ? D’abord, après le 11 mai, nous ne sommes pas complètement à l’abri du virus. Pour que l’épidémie soit vraiment maîtrisée, ne faudra-t-il pas trouver un vaccin ou un traitement, ou les deux? Mais nous ne pouvions pas vivre éternellement confinés : des entreprises sont en danger, des enfants végètent entre quatre murs, des familles risquent d’être fragilisées. Quant à nous chrétiens, même si nos pasteurs s’ingéniaient à établir une certaine communication avec les paroissiens, il y avait un certain malaise à être réduit à prier chacun chez soi, individuellement. La vie communautaire à laquelle nous étions habitués nous manquait. Ce qui ne veut pas dire qu’après un certain déconfinement, ce sera toujours facile de réintégrer notre place dans les églises, après un délaissement prolongé de deux mois. Alors, même si nous sommes convaincus que nous avons à reprendre cette vie communautaire, ne nous faudra-t-il pas un certain effort, tout en continuant, bien sûr, de prendre des précautions ? Que l’Esprit-Saint, dont nous attendons l’effusion à la Pentecôte, nous inspire les attitudes à avoir, les gestes à faire, surtout les convictions à nous redire sur la nécessité de prier ensemble, tout particulièrement le dimanche Abbé Roger Piffard

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Effusion de l’Esprit Saint

8 mai 2020

Nous devions, à partir du 28 avril dernier, nous préparer ensemble, par une série de 5 catéchèses sur l'Esprit Saint, à une soirée de prière prévue le 30 mai, dont le surnom était "effusion de l'Esprit Saint" : puisque les circonstances nous empêchent de vivre les choses comme nous l'avions prévu, faisons contre mauvaise fortune bon cœur ! Il y aura donc deux préparations à cette effusion de l'Esprit : la première va se dérouler dans le secret de nos cœurs et de nos maisons, jusqu'au 30 mai, veille de Pentecôte ; nous allons demander en effet au Saint-Esprit de descendre, non seulement sur chacun de nous comme dans une sorte de Pentecôte personnelle, mais aussi de descendre sur notre paroisse, afin qu'elle devienne une famille missionnaire et joyeuse ! Ensuite, lorsque ce sera plus simple de nous réunir en toute liberté au mois de septembre et au début du mois d'octobre, nous proposerons les 5 catéchèses prévues au mois de mai et nous vivrons ensemble une soirée de prière de louange et de supplication qui va en quelque sorte nous lancer dans une nouvelle année pastorale, plein de promesses. Le Saint-Esprit, qui est l'amour de Dieu est une réalité gratuite, et c'est pourquoi Dieu la donnera quand il voudra et de la manière qu'il voudra, quels que soient nos plans et nos mésaventures ... viens Esprit-Saint ! Abbé E. d’Andigné, curé de la paroisse

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L’écroulement du mal

30 avril 2020

Comme on le voit très clairement dans le livre de l'Apocalypse, il y a, en ce qui concerne le mal, deux phénomènes qui sont liés l'un à l'autre : le premier est tout d'abord un certain Triomphe, une puissance d'écrasement et même une certaine séduction ... qui fait que le monde entier, le monde dans sa globalité "se prosterne devant la Bête", pour prendre l'image de saint Jean ; mais ce même livre décrit la destinée du mal, qui est son écroulement sur lui-même, tôt ou tard, puisque seul le bien construit. Il a fallu exactement 17 secondes au Premier ministre pour écarter les croyants de toutes les religions de leur légitime culte entre le 11 mai et le 2 juin ! Nos évêques avaient proposé des plans extrêmement rigoureux pour une reprise progressive du culte en conservant un grand souci de sécurité sanitaire, car les prêtres ne sont pas des clowns et les églises ne sont pas des cirques ; nous sommes des professionnels, au même titre que les gérants de magasins, qui sont ouverts depuis longtemps déjà ... et pourtant avec toute l'arrogance de la puissance politique, notre gouvernement traite nos évêques (et les représentants des autres religions) comme des enfants irresponsables, à qui il faut expliquer comment résoudre une crise sanitaire. Cependant, cette injustice, comme toutes les formes du mal, contient en elle-même le principe de sa destruction : nous n'aurons pas besoin d'avoir une part active dans l'écroulement d'un tel pouvoir, il suffit d'attendre qu'il s'écroule de...

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La petite fille Espérance

24 avril 2020

Un écrivain français du 20e siècle, Charles Péguy, a écrit de merveilleuses pages sur les trois vertus théologales, la Foi, l'Espérance et la Charité, que nous avons reçues au baptême : son point de vue n’est évidemment pas théologique ou catéchétique, il s'agit de littérature, mais d'une littérature profondément chrétienne ! Il compare la Foi et la Charité à deux grandes personnes, fortes, puissantes, et il est vrai que la Foi en Dieu et l'amour du prochain paraissent même à ceux qui ne sont pas chrétiens des réalités robustes et convaincantes … tout se passe comme si l'Espérance était quant à elle plus petite, plus faible, parce que entourée de nombreuses preuves qu'il n'y a plus rien à espérer ; pourtant Péguy a bien montré que l'Espérance est aussi puissante qu'elle est fragile, la puissance d'une petite fille qui fait ce qu'elle veut de son père ou de sa mère … Notre espérance de la Résurrection donne l'impression d'être toute petite, à cause de la somme de souffrances et de mort qui nous entoure, avec ce sentiment de la défaite de Dieu et de l'impuissance de l'Eglise à faire réellement bouger les choses et transformer le monde. Cependant, force est de reconnaître que de nombreux régimes se sont écroulés, de nombreuses entreprises humaines se sont arrêtées, mais que la « petite fille Espérance », depuis 2000 ans, avec ses deux grandes sœurs de la Foi et de la Charité, toutes trois porteuses de l’Eglise et portées par elle, continue son chemin,...

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Continuer de faire vivre l’Eglise

18 avril 2020

L'arrestation de Jésus et sa mise à mort sur la croix avaient disloqué la communauté des apôtres, encore bien fragile. Seul était resté Jean au pied de la croix avec Marie. Et voilà que la résurrection leur a redonné l'espérance et les a amené à retrouver à nouveau grâce aux rencontres avec Jésus le ressuscité. C'était l'Eglise qui était en train de naître, fondée sur la mort et la résurrection de Jésus, ce qui constitue désormais le cœur de la foi pour les apôtres et les futurs chrétiens, disciples du Christ. Et la mission des apôtres, animés par l'Esprit-Saint donné par le Christ sera de faire vivre cette communauté nouvelle de l'Eglise par le pardon des péchés, l'accueil de la Parole de Dieu, la prière, l'Eucharistie et le partage selon les besoins de chacun. Cette communauté nouvelle de l'Eglise, répandue à travers le monde, vient d'être secouée par l'épidémie du coronavirus qui a empêché que nous puissions célébrer la messe, les sépultures et la Semaines Sainte dans des conditions normales. Sans doute nous faudra-t-il, après le confinement, partir de la manière dont la foi a été vécue dans les familles et les paroisses pour donner un nouveau souffle à notre vie de baptisés. Car l'important, c'est bien que quelque soient les évènements, les chrétiens continuent de nourrir leur foi par la Parole de Dieu, de prier et de célébrer le Christ ressuscité dans l'Eucharistie et les sacrements. Chacun, à notre place, et tous ensemble, nous sommes appelés à témoigner dans le...

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