Paroisse Saint-René-en-Pays-Segréen Presbytère – 24, rue de La Madeleine – 49500 SEGRE – 02 41 94 41 16 Centre Pastoral – 2, rue Léon Foucault - 49500 SEGRE – 02 41 92 16 49

Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !

19 novembre 2020

Ce verset du psaume 33, cher au cœur des WEMPS, illustre bien ce qui nous a poussés, tous les quatre, à faire le choix d’un confinement recentré sur les cinq essentiels. Vivre un nouvel équilibre entre prière, service, mission, formation et vie fraternelle nous permet de faire grandir cette joie profonde que le Christ met en nous, pour d’autant plus la transmettre autour de nous en ces temps d’incertitude ! Et la fête du Christ Roi nous rappelle qu’il s’agit là de la « mission » de chacun de nous tous, baptisés qui formons son Eglise. Partager notre Espérance débordante de chrétiens, c’est faire le choix de faire vivre son Royaume d’amour dès icibas : mettre la lumière du Christ au cœur de chacune de nos tâches quotidiennes, si simples soient-elles, et malgré l’inquiétude actuelle qui peut nous habiter. Soucieux d’accompagner notre cheminement dans la prière personnelle, qui habite plus que d’habitude notre quotidien, le père Emmanuel nous partageait cette semaine cette belle image des 7 demeures esquissée par Sainte Thérèse d’Avila : plus nous persévérons dans la prière, plus notre relation à Dieu s’en trouve remodelée. Si les combats spirituels ne disparaissent pas pour autant, la fidélité dans l’oraison est source d’une véritable paix intérieure. Le psaume 22 lu ce dimanche résonne comme un joyeux appel à vivre ce temps de confinement comme un cœur-à-cœur renouvelé avec Dieu : « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal : car Tu es avec moi, Ton...

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Qui marche avec qui ?

12 novembre 2020

Le récit de la rencontre entre les pèlerins d'Emmaüs et Jésus le soir de la Résurrection nous montre que le Seigneur marche avec ceux qui sont dans la nuit du doute et de la tristesse, et que malgré cette ténèbre qui entoure surtout leur cœur, ils marchent avec Jésus, au moment même où ils le croient mort. Remarquons tout d'abord que c'est Jésus qui prend l'initiative de marcher avec deux de ses disciples, pour les rendre ensuite témoins de cette rencontre ; notons également que malgré tout, ils ont marché avec Jésus, autant que lui marchait avec eux et que nous sommes presque exactement dans leur situation, car nous avons du mal aujourd'hui et maintenant à imaginer de quelle façon nous allons sortir de tout ça, aussi bien individuellement que en tant qu'Eglise ; autour de nous, beaucoup de choses sont annulées, l'incertitude produit une forme de sur-place, d'attentisme, de paralysie ... Demandons au Saint-Esprit de nous inspirer comment nous allons avancer intérieurement, marcher avec Jésus, quelles que soient les contraintes extérieures. Profitons de toutes les occasions pour mettre en place une vie de prière plus régulière, pour retrouver le goût de la lecture, et interrogeons Dieu sur la manière dont on peut être missionnaire même dans les pires situations. Cependant, lorsque tout cela sera terminé et que nous aurons retrouvé une vie sociale normale et une certaine tranquillité d'esprit, le défi sera le même : en effet, on peut aussi se détourner de Dieu quand tout va bien et faire...

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Un appui, une famille, un modèle

5 novembre 2020

Je vous ai souvent parlé du grand trésor qu'est pour nous la lex orandi, c'està-dire l'ensemble des prières qui sont dites à la messe : je pense aujourd'hui en particulier à l'une des préfaces (le chant qui se situe juste avant la prière eucharistique), la première préface pour la mémoire des saints. Ce texte dit que nous trouvons de l'appui dans leur intercession, ce qui signifie qu'ils il prient pour nous et que nous pouvons nous appuyer sur leur prière ; nous trouvons dans leur compagnie une famille, et le texte précise que cette compagnie est une communion, ce qui veut dire que nous avons le même travail (cum et munus en latin), faire connaître et aimer Jésus, pour apporter de la lumière dans les ténèbres ; enfin, nous trouvons en eux un modèle, pas dans le sens où nous devrions faire un copier-coller de ce qu'ils ont fait à leur époque, mais plutôt de voir de quelle façon ils ont imité le Christ pour que nous-mêmes nous nous mettions à l'imiter et devenir des saints à notre tour ; on comprend aisément que si quelqu'un imite quelqu'un qui lui-même a imité quelqu'un, qui lui-même a imité Jésus ... la qualité de la photocopie est plutôt mauvaise à la fin ! Sainte-Thérèse de Jésus (Avila) disait : "parmi tous nos trésors, le plus grand est l'humanité de Jésus-Christ". En effet, son humanité a été parfaitement habitée par le Saint-Esprit et le Saint-Esprit habite en nous ! Il souhaiterait le faire parfaitement...

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Une Eglise de saints

29 octobre 2020

A l'occasion du 1er novembre ,je suis heureux de vous souhaiter une bonne fête, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Car, c'est vrai, que souvent, beaucoup, quand ils parlent de la Toussaint, pensent aux défunts, alors que c'est d'abord la fête des vivants du Christ et de son Evangile. C'est ce que rappelait Georges Bernanos, un écrivain chrétien, décédé en 1948: " Notre Eglise est l'Eglise des saints... Qui ne voudrait avoir la force de courir cette admirable aventure ? Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure. Qui l'a compris est entré au coeur de la foi catholique." Depuis notre baptême, c'est notre vocation à tous. Dieu nous appelle et nous envoie pour devenir des saints, c'est à dire des femmes et des hommes qui se laissent habiter et transformer par le Christ et son Evangile. Car, Comme l'écrit St Jean dans la 2ème lecture de ce jour, c'est dans notre présence au monde d'aujourd'hui que nous avons à vivre et à annoncer la vie nouvelle que Jésus a suscité par sa mort et sa résurrection pour que ce monde qui souffre, qui cherche et qui espère devienne un immense peuple nouveau. Ce peuple nouveau, ce sont des femmes et hommes qui disent "non" à la méfiance, à la critique et à la violence, mais surtout "oui" à la rencontre des différences, "oui" au dialogue, à l'amour pour tous et à la remise confiante entre les mains de Dieu. C'est ainsi que nous deviendrons membres...

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7 nouvelles saveurs pour le gâteau de la Toussaint !

23 octobre 2020

Le délicieux gâteau qui chaque année réjouit les papilles des habitants du Haut-Anjou aura 7 nouvelles saveurs ! 7 nouveaux modèles, 7 façons originales supplémentaires de vivre son baptême à fond : un militaire, un apôtre, une religieuse diététicienne, une femme qu'on a surnommé "l'apôtre des apôtres" et dont on ignore l'activité professionnelle, un évêque, un laboureur ... tout cela sans qu'on n'oublie les saveurs précédentes qui demeurent des valeurs sûres ! Cependant, ce serait une erreur de nous arrêter à l'admiration pour les saints. En effet, bien que très différents, tous ces saints ont un point commun : être disciple missionnaire, en vivant son baptême à fond ; cela signifie que toi aussi, tu es fait pour la sainteté, avec ou sans la gloire des autels, avec ou sans la notoriété du calendrier. En fait, il n'y a qu'un seul saint, Jésus, et chacun de nous reflète un peu de son visage : c'est cela la sainteté, être habité par l'Esprit Saint à la manière de Jésus. En bonus, une bonne nouvelle : si l'on ne sait pas comment évangéliser, on pourrait, pendant ces 17 jours, faire de la pub pour le gâteau de la Toussaint !

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De Saint René Goupil au bienheureux Carlo Acutis : l’évangélisation du 6e Continent

14 octobre 2020

Saint René Goupil est né en mai 1608 dans un tout petit village tout près de Segré ; le bienheureux Carlo Acutis, quant à lui, est né dans une très grande ville, Londres, mais ce fut en mai aussi, le 3 mai 1991. L’un et l’autre ont reçu le même baptême, la même grâce de Dieu, et la même grâce que toi ! Ces deux histoires ont un grand point commun : très jeune déjà, saint René avait le désir de porter l'Évangile dans un continent lointain, aux Indiens d'Amérique ; il voulait être missionnaire jésuite ; très tôt aussi, Carlo avait le désir d'évangéliser … le « sixième Continent » ! Cette expression a été utilisée par le pape Benoît XVI, pour désigner ce monde des ordinateurs et autres écrans, sur lesquels beaucoup d'entre nous « accostent » plusieurs fois par jour. Comme les missionnaires du XVIIème siècle qui ont « débarqué » sur le continent américain, il ne faudrait pas que nous y allions simplement pour notre usage, mais aussi que nous puissions contribuer à l’évangélisation de ce « monde » : l'Appel de Benoît XVI a été immédiatement entendu par celui que l'on a surnommé « le geek de Jésus ». Evidemment, tout le monde n'est pas un as de l'informatique… mais tout le monde peut recevoir l’effusion de l'Esprit (continuons de le demander !), afin de découvrir quel continent nous allons évangéliser, puisque nous sommes tous devenus missionnaires le jour de notre baptême : « allez, de...

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